Depuis le permis de conduire, les choses se sont accélérées. Maison, visites et novena mais on en parlera plus tard. Le principal étant : “Nous avons une voiture et 2 semaines de vacances“.

Premier challenge pour notre visite de la “Eje cafetero” (la zone café) : sortir de Bogotá. Une vingtaine de km de bouchons à éviter les nids de poule, jouer des coudes et du klaxon pour faufiler la voiture dans des files continues de voitures et passer d’un “estrato” à un autre. On s’étonne de trouver sur 1km, une cinquantaine de petites échoppes vendant uniquement des extincteurs, des centaines de bouteilles jaunes, de différents formats, alignées le long de la route. Le risque d’incendie doit être grand dans la capitale Colombienne.

Ensuite c’est la descente des 2000m d’une première cordillère avant d’en grimper une seconde. L’étape d’Ibagué est anecdotique mais les filles étaient bouche bée en voyant les maisons des quartiers les plus pauvres de la ville, s’inquiétaient du couchage pour la nuit à venir. Le lendemain, c’est 3h pour monter et descendre les 75km qui enjambent la cordillère centrale tant les centaines, milliers de camions luttent sur ces routes de montagne. Chacun cherchant à doubler, même aux pires endroits. Des gamins agitent leurs mains ou des mouchoirs à chaque virage aveugle pour indiquer que personne n’arrive en face : aux conducteurs de faire confiance (ou pas), et de jeter une pièce au passage. Les paysages sont impressionnants tant par les pentes abruptes que par la végétation luxuriante et les cultures qui y poussent (principalement des bananiers) et les quelques constructions précaires faites de briques de terre et de toits de tôles. On entre enfin dans le triangle du café colombien.

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