Toujours sur la route du café, notre hôte colombien à Manizales, nous conseille la visite d’une petite exploitation “l’Hacienda El Sinai”. Alors nous voici, en ce 31 décembre sur les routes de campagne, où nous croisons les nombreuses Jeep Willys, qui font office de transport en commun, les gens s’y serrent ou sont debout sur le marche pied, les cheveux aux vent, à l’arrière du véhicule. Les derniers kilomètres, une piste de terre, nous mènent au village de Chinchiña (Alto de la mina), au coeur des vallons du café : des plantes à perte de vue. Pendant 2 heures, César le propriétaire, nous racontera l’histoire de sa famille, de sa ferme, de son petit musée, tout en expliquant le processus de fabrication du café en Colombie. 5 générations que sa famille travaille le café.

César Gómez, est tour à tour, pilote de chasse de l’armée colombienne, pilote de ligne pour Avianca, journaliste, présentateur télé lorsque sa vie prend une autre tournure : victime d’un attentat par balle (une histoire de jalousie envers sa femme), il devient tétraplégique. Il reprend alors la ferme familiale, ré-ouvre le petit café, collecte les vieux objects qui retrace l’histoire du coin, crée un petit musée et propose des tours de son exploitation.

Une fois encore, les installations sont rudimentaires, anciennes mais ingénieuses. On y découvre les serpentins en bétons qui servent à nettoyer les grains, les hangars et fours de séchage, et tout un circuit pour séparer la pulpe des grains. Et pour finir, nous dégustons, son café en expresso (ou cappuccino glacé…). Un accueil très chaleureux, une visite pleine de découvertes, un discours captivant sur l’univers du café (toujours associé à la corporation Juan Valdez). D’ailleurs, on apprend au passage que Juan Valdez fait régulièrement des castings pour choisir le personnage qui représentera la marque à travers le monde. (des photos de ce moustachu à New York, Tokyo, …, toujours accompagné de son âne qui porte des sacs de café).

C’est presque la fin de notre tour dans la “zona cafetera”. Il ne nous restera plus qu’à se détendre dans les bains chauds naturels El Otoño (41 degrés, ph : 1.3!, ça pique les yeux) sous le volcan “Nevado del Ruiz”, caché par les nuages, et passer à 2017.

 

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