Brumeuse matinée sur la rivière Amacayacu, nous voici scrutant la végétation à l’affut du moindre mouvement, tentant, plein d’espoir, d’apercevoir une bête avant notre guide. Mission impossible. Palo, grand sourire, stoppe la pirogue, fait demi-tour, nous pointe du doigt le haut d’un arbre. Rien ne bouge! Ah si! Mais à la vitesse d’un escargot, c’est un paresseux. Quelques minutes plus tard, même scène! Cette fois, un iguane, parfaitement immobile, se fondant à la végétation. Viendront le tour des singes, du toucan et de drôles d’oiseaux…

Cette balade nous mène dans la communauté Mocagua, au sanctuaire Maikuchiga, en pleine jungle, où les singes braconnés, blessés y sont soignés et nourris. La forêt leur est grande ouverte, pas de barrières, mais ils resteront maintenant vivre dans cette zone. S’y côtoient les animaux recueillis et d’autres à l’état sauvage venus en visite. Sur la route, nous croisons même le plus petit singe du monde (ouistiti pygmée), à peine plus gros qu’une souris. Le temps est gris, peu de lumière, le chemin détrempé, on avance doucement quand tout à coup un premier singe écureuil saute sur les épaules de notre accompagnatrice, il ne la quittera plus jusqu’à la cabane un peu plus loin. Est ce l’amour fou? Pas vraiment. Le singe finira par discrètement ouvrir son sac, piquer une boite en plastique et s’enfuir avec, puis plus tard lui volera une banane et s’en délectera un peu plus loin. Ensuite de nombreux singes (Bebeleche, Churuco,…) viendront à notre rencontre, grimperont sur nos bras, têtes et appareils photos. Ils s’amusent entre eux ou avec nous, nous mordillent les oreilles, nous serrent les doigts avec leurs mains presque humaines, repartent de branches en branches, ne se rattrapant parfois que par la queue. De vrais gamins, comme nous…

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