75km à l’Ouest, 2 heures en voiture, 1500m plus bas, 10 degrés Celsius plus chaud, quelques chiffres pour expliquer la réponse tant de fois entendue à la question “Qu’est ce que tu fais ce week-end?”. Le réponse étant “Je vais à ma finca” ou “j’ai loué une finca”. Cette fameuse “finca” désignant une ferme à la campagne, ou tout autre maison plus ou moins luxueuse (de la cabane à la villa 5*) où la météo permet de te balader en slip 365j/365, la nuit comme le jour, contrairement à la capitale colombienne.

Notre weekend débutant samedi matin par la sortie de Bogotá, puis la traversée de certains  quartiers dont la plupart des maisons semblant difficilement capable de résister à la moindre secousse sismique sérieuse, et d’un seul coup des cactus, des carrières, des collines désertiques puis la longue descente des pentes andines où la température monte enfin et la végétation re-verdit.

Tous les 10 km, un péage, pour des routes pouvant paraitre rudimentaires, des travaux à gogo en cours ou à l’abandon. Sur le passage, peu de village mais des regroupements de constructions très sommaires, de magasins/cabanes où pendent les filets de mangues, mangoustans ou des “chorizos” qui fument au dessus d’un barbecue. Puis c’est le km 73, juste avant “La Mesa”, on tourne à droite sur un chemin de terre bien cabossé, gauche, droite, droite, gauche, une nature luxuriante, quelques habitations et 2 km plus loin, voici la “finca”. La propriété est tenue par un couple d’employés qui vit là en permanence dans une dépendance, la maison principale étant celle des propriétaires qui ne sont là qu’occasionnellement, une seconde maison pour les locataires et une magnifique piscine surplombant une vallée sauvage. Le terrain est immense planté de caféiers, citronniers, orangers et surtout d’immenses manguiers. Régulièrement, une mangue nous fait sursauter en atterrissant sur le chemin ou sur le toit. Le soir, autour du barbecue, c’est concert de grillons, de grenouilles (ou d’aboiement de chiens…), les chauves souris nous frôlent, de drôles d’insectes rentrent et sortent de la maison. On pourrait presque rester dormir dans les hamacs sur la terrasse.

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