On a adoré rallier à pied, Barichara à Guane. Cinq kilomètres descendant l’ancien “Camino Real”, sous un soleil piquant. Tout commence sur les crêtes, sous le regard d’une  vierge, où quelques mamies affrontent, lentement, le pas incertain, les pavés pour venir s’y recueillir. Notre chemin, tout en pierre, continuera dans un paysage bien sec, avec quelques fermes en contrebas, et au loin le canyon du Chicamocha. Quelques randonneurs, bergers et nous. Les seules autres rencontres seront moutons, chèvres, vaches bossues et fourmis, échappant à leur triste sort régional. A Guane, le temps s’est arrêté, des papis discutent sur les bancs publics, vendent quelques produits artisanaux, et quelques modestes restaurants ouvrent leurs terrasses ombragées pour servir pour 8000 COP (2.5 Euros) une soupe, un morceau de chèvre accompagné de patates, manioc et riz et une citronnade. La place centrale est paisible, y trône une belle église de pierre, les rues adjacentes sont quasi désertes. On n’ose imaginer le calme qui y règne la semaine. Nous prenons le temps d’apprécier, puis un taxi-discothèque pour Barichara…

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